Déc 052014
 

Entendons-nous sur le sens à donner à notre dite Démocratie. Le nom de ce régime politique est issu du grec ancien δημοκρατία ou dēmokratía, « souveraineté du peuple », attelage du  δῆμος = dêmos, « peuple » et κράτος = krátos, « pouvoir », concept transformé  a la Révolution  en « souveraineté  du peuple » (Rousseau) avec un glissement sémantique vers « souveraineté populaire » au milieu du XXème.

La République contemporaine  tend à substituer le vocable populaire par citoyenneté.

Le parti Socialiste a conservé  dans son vocabulaire la nostalgie du concept de Rousseau, la notion de peuple pour se définir « comme le peuple de gauche » censé incarner à lui seul les valeurs de la République, les valeurs humanistes absolues de Robespierre  puis Jaurès !

Usurpation des dites  valeurs Républicaines qui sont  issues des caractéristiques du peuple français, mélange d’une construction historique et d’un inconscient collectif.

Les « je fais partie du peuple de gauche » « Nous n’avons pas les mêmes valeurs » sont à eux seuls porteurs d’arrogance, d’exclusion, de discrimination, de séparation  rejetant paradoxalement l’Unité républicaine.

Formule qui oublie que les valeurs d’humanisme  se sont construites dans l’histoire avec le rejet de l’absolutisme royal, l’apparition du concept de Liberté ,les prémisses de la  construction démocratique qui furent celles de la pensée libérale, développée en Angleterre  par Hobbes (1588-1679),auteur du premier contrat social,  John Locke (1632- 1704) du 2eme contrat social  puis en France avec une science politique française issue de Montesquieu et de la répartition des pouvoirs bien avant celles d’un  Rousseau (1712 – 1778) utopiste auteur  du 3ème contrat social d’essence démocrate.

Evolution libérale  qui débouchera sur la révolution industrielle à la fin du 18ème d’où vont naitre par les excès d’un libéralisme outrancier  les théories étatiques  qui ne verront le jour qu’après un essoufflement de ce  libéralisme économique du XIXème  pour  aboutir  à la révolution bolchévique  en dépit des développement d’une pensée libérale tempérée  de Benjamin Constant, de Tocqueville étonnements d’actualité …

C’est faire fi que le vocable « liberté » se situe au fronton de la République devant « l’égalité » transformée récemment  en égalitarisme par « le peuple de gauche » abandonnant la Fraternité aux connotations  certainement trop religieuses  et  qui n’a pas osé la  transformé en « camaraderie »!

Cette insupportable et  hautaine expression « du peuple de gauche « est surtout usitée par les hommes  politiques, certains, journalistes  et fonctionnaires  d’une gauche nostalgique, d’une France ouvrière que la plupart ont peu ou pas connue et qui serait porteuse des valeurs de solidarité, de souffrance, jusqu’à la propagande falsifiée  «du  peuple libérateur du joug nazi » en 1945 ! Les valeurs du parti communiste des années 50 furent plus authentiquement républicaines que celles d’un parti socialiste déjà dévoyé dans les stupres d’une bourgeoisie qu’elle n’a cessé de galvauder… Observons  l’origine socio professionnelle  dominante des représentants du peuple à l’Assemblée Nationale et au Sénat !

Expression qui est revendiquée  tout autant  par les intellectuels dits de gauche qui ont sévi  jusque dans les années 2000  avec  sa cohorte de bobos, de sportifs, d’acteurs  plus ou moins ignares de la science politique  influencés par une propagande leur permettant de se payer une bonne conscience à peu de frais ! Car ce n’est que très rarement que nous rencontrons ce « peuple de gauche »  hormis les actions politiques militantes sur le terrain des misères  sociales, dans les SAMU sociaux fondés par un Gaulliste en 1993  le Docteur X. Emmanuelli acteurs majeurs de la lutte contre  l’exclusion,   ou dans les ONG sur tous les terrains du monde !

Il est temps de s’extirper de ces modélisations et postures  idéologiques  inondant les médias avec leurs litanies sur la Justice sociale excluant de ce champs la principale injustice  celle du statut de la fonction publique par rapport au privé  et  relevant plus de l’éloignement du peuple ou de la méconnaissance d’une catégorie sociale ouvrière  en voie de disparition.

Le « peuple de gauche » existerait  en tant qu’identité culturelle, partageant des valeurs communes ! Une sorte de communautarisme républicain dépositaire d’ «utopies » collectivistes  se fracassant sur les réalités économiques.

 Alors quelles valeurs  lui  reste-t-il ? Les fameuses transformations sociétales avec son lot de solidarités saupoudrées de subventions tous azimuts ou trappes à inactivité irréversibles (RSA) souvent contre productives, de préservations d’avantages du statut public, de déstructurations de valeurs familiales et d’obnubilations égalisatrices ? Les unes sous influence de lobbys et associations militantes  aux représentations  nationales minoritaires, les autres soumises aux dogmes d’un relativisme déstructurant n’attribuant aucune objectivité aux représentations, aux valeurs, aux normes de la société dite « libérale (remplaçant sémantiquement  la bourgeoise)  » qui ne seraient qu’illusions et perversions ! (réformes de l’Education Nationale)

« Le peuple de gauche » demeure  sur le terrain  économique encore l’héritier d’une tradition  de la rhétorique de la lutte des classes, d’un anti capitalisme obsessionnel  adversaire de toute forme de profit mais dont il est un des principaux bénéficiaires, d’un étatisme tout puissant, du début du 20ème siècle.

« Un peuple de gauche » porteur d’un ADN (propos du 4/12 /2014) sécréteur de Lois de gauche produites par des représentants du « peuple » issus à 60% de la fonction publique ou des instances du parti Socialiste ,secteurs non producteurs de richesse du pays ,représentants  n’ayant jamais été confronté «  au vrai travail du peuple » mais dont ils imaginent une conception du bonheur sociétal axé sur la lutte du capitalisme et de la finance, ces instruments mêmes qu’ils utilisent pour financer la dette qu’ils contribuent à creuser .

Gouvernants de gauche plus préoccupés à démobiliser les forces vives du Pays par la production d’une profusion de Lois dites protectrices des travailleurs comme la Loi sur la pénibilité ou autres Lois contre le burn- out qu’une véritable mobilisation sur la valeur travail en voie de disparition.

« Peuple de gauche » plus préoccupé d’un individualisme forcené par le compte permanent de ses  RTT  et parfaitement indifférent au sort de 2 millions de RSA éloignés définitivement de la récupération d’une dignité par le travail mais assistés pécuniairement et misérablement comme une bonne conscience vite évacuée lors des débats.  

Les leçons d’une solidarité  Républicaine « du peuple de gauche » basées  sur le prélèvement  du bien commun par l’emprunt (la dette) permanent sur les marchés financiers tant décriés, payable par une minorité de citoyens ne  sont-ils pas  de l’ordre du « charity business » profitable en termes de voix électorales  forme de « conflits d’intérêt » au détriment de la prise de conscience Nationale de l’intérêt général, de l’efficacité ?  

« Peuple de gauche » si généreux dans sa conception de la Justice pénale qu’il en conclue que la prison est criminogène et porteuse des dérégulations violentes de la Société.    

« Peuple de gauche » plus compatissant pour l’agresseur que l’agressé au nom d’une rédemption naïve  paradoxalement calquée sur les valeurs du Christianisme qu’il vomit jusqu’à interdire les crèches de Noel dans certains lieux  publics !  Société qui devient encore  plus violente que du temps de la Présidence précédente avec ses actes d’anti racisme croissants  aux motivations perverses non d’ordre confessionnelles  mais aux connotations d’un pré supposé « peuple de riches » ! «  Peuple de gauche « n’en portez-vous aucune responsabilité ?

Faut-il enfin  relever la prétendue « moralité exemplaire » de ce «  peuple de gauche » au travers  des anaphores de son principal représentant  « Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts « !

Peuple de gauche arrêtez de juger les quelques maigres réformes économiques prônées par l’un des vôtres comme « projet libéral » dans un pays ou 57% de la richesse du pays produite par quelques-uns est absorbée par les dépenses publiques ! Révisez votre vocabulaire de science politique !

Alors le « peuple de gauche » est-il  celui que d’aucuns quêtent « désespérément » et parfois depuis de nombreuses années ? N’est-il pas temps  que cet esprit clanique prenne enfin à bras le corps sans pudeur mal placée les problématiques liées à la Nation dans sa globalité  et se penche sur l’identité française en proie aux plus grands doutes quant au développement s communautariste au risque de légitimer les solutions du Front National ? Ce peuple de gauche n’en n’est-il  réduit à ne produire que des incantations et beaux discours démagogiques en déphasage avec une écoute sociétale de plus en plus autiste à toute rhétorique et gesticulations  des politiques ?

Non Messieurs les censeurs et autres moralistes il n’y a pas plus de peuple de gauche que du Centre ou de droite dans notre République « une et indivisible » doit on vous rappeler. La dignité d’un citoyen ne se mesure pas à sa dialectique politique ou compatissante, elle se mesure « aux actes et engagements individuels » dont les vertus  se répercutent sur le collectif  pour l’intérêt d’une majorité.

Rassurez-vous peuple de gauche les représentants politiques de la droite républicaine n’ont fait que cautionner  vos folles idéologies dites humanistes par une absence notoire de courage.

Il reste en France  quelques sociaux-démocrates  lucides en phase avec le  XXIème avec qui le dialogue et l’entente avec de dignes représentants du Centre et de droite  s’imposeront  pour engager une France enfin  réconciliée et efficace dans  l’intérêt  de tous autour d’un pôle républicain apaisé pour rétablir l’autorité étatique bafouée.

Confucius

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