juin 202013
 

 

bac

Le Ministère de l’Education Nationale  évoque la suppression du bac, comme le Ministère de la Justice parle de l’abandon des peines de prison, pourquoi ?

Par souci d’économies : Le bac coute environ 80 millions d’euros /an pour 665 000 candidats en 2013.

Par démagogie : après l’avoir bradé (tous gouvernements confondus) au pont de recevoir 85% d’élèves soit 15% d’échecs soit un cout de 12000€/an/élève x 100 000 élèves à l’abandon chaque année. L’Académie de Tours Orléans  a ordonné de sur -noter les corrections des épreuves du bac en établissant un barème sur 24 au lieu de 20 !

 Par souci de l’avenir des élèves ?

Veut-on supprimer le bac comme on veut supprimer les notations, ou les devoirs à la maison mais alors sur quels critères de recrutement fera t on entrer les élèves en faculté ?

Il a fait et continue à faire la fierté des familles et les politiques l’ont bien compris en le bradant  tout comme le CAPES, jusqu’à devenir une  porte de l’illusion ou l’on reporte d’un an la médiocrité du niveau des élèves. Selon l’Observatoire de la vie étudiante, seulement 47,5 % des étudiants parviennent à passer en deuxième année, tandis que 30 % redoublent, 16,5 % se réorientent, et 6 % arrêtent leurs études. Le niveau d’obtention pour une classe d’âge de la licence n’est que de 16 % en France. Il continue d’être bien inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. 

Les principales victimes de l’échec en licence sont les étudiants issus des milieux populaires. À commencer par les bacheliers technologiques et professionnels. Plus de neuf bacs pros sur dix inscrits à l’université sortent sans diplôme.

La sanction du bac ne fait qu’entériner l’échec de l’école primaire avec l’abandon de l’apprentissage du français, de l’histoire et des mathématiques de base ou l’élève ne sait plus diviser, multiplier additionner sans l’aide d’une calculette.Cet échec se poursuit avec la structure du collège unique.

Ce n’est pas la distribution d’ordinateurs ou tablettes par les conseils généraux ou régionaux pour des raisons démagogiques qui  améliorent les carences de l’enseignement ou le savoir n’est plus enseigné au profit de règlements de problèmes sociaux ou communautaires et de l’abandon du redoublement considéré comme trop onéreux  et sans efficacité selon les enseignants et pedo psychiatre et autres sociologues.

L’université fait face à un afflux de « faux » étudiants boursiers qui s’inscrivent pour bénéficier des prestations (400€/mois) en ne se présentant qu’aux TD et épreuves pour en sortir 15 minutes après leurs débuts.

La notion d’exigence de travail a disparu depuis longtemps rabaissant tous nos classements internationaux dans la queue de peloton de l’Europe excepté pour l’élite (fils d’Enseignants et de privilégiés) 

L’Education Nationale est comprimée entre les lobbys touristiques qui dictent  les dates et durée des vacances, les spécialistes  psychiatres, sociologues qui plaident pour des temps scolaires allégés, les lobbys communautaires,les revendications syndicales,les Associations de parents d’élève , les politiques qui veulent dénaturer les classes préparatoires et l’accès aux grandes écoles sous prétexte d’un égalitarisme stupide et idéologique.La tache n’est pas aisée !

Alors !

Non pour le supprimer si ce n’est que pour faciliter le travail de certains enseignants afin de les décharger du travail de correction et amadouer les syndicats d’enseignants.

Non pour les raisons économiques.

Non pour des raisons politiciennes démagogiques pour éviter toute sanction « traumatisante », pour sortir des statistiques les échecs…, ?

Oui pour un concours d’entrée sélectif dans les Universités comme dans les grandes écoles si on veut stopper l’effondrement de leur  niveau, si on veut mieux orienter chaque adolescent dans les bonnes filières ce qui reviendra à limiter Les sections sans débouchés telles la psychologie ,la sociologie ou LEA  pour en renforcer d’autres plus adaptées au marché du travail.

40% de de recrutement dans les IUT et  BTS se font avant l’épreuve du bac  sans son exigence  mais sur l’appréciation du livret scolaire ? Alors est-il indispensable ?

Oui pour sa suppression pour établir un vrai pont entre Université et les Entreprises.

Oui pour sa suppression pour refonder la formation professionnelle en ôtant la manne financière  aux mains des syndicats de salariés et du MEDEF tous deux déja menaçants à une éventuelle refonte.

Alors peut-être …

 « Que devons-nous à l’Etat ? «  Est le sujet de philosophie proposé aux bacheliers de la série ES cuvée 2013, bonne réflexion !  un chroniqueur « des échos » répond malicieusement :

1026 milliards €  soit 57% de notre PIB auquels s’ajoutent 1834 milliards € de la dette de l’Etat accumulé par tous les pouvoirs de droite et de gauche depuis 40 ans !

 note : 18/24

 

Confucius

  

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