Fév 142017
 

Cet article est une tentative d’approche de l’éthique politique d’un candidat à la Présidence de la République française en Mai 2017 Monsieur Emmanuel Macron.

Dans sa biographie Emmanuel  Macron né le 21 décembre 1977 à Amiens (Somme)  issu d’un milieu bourgeois provincial, fils de J-M. Macron, médecin agrégé de neurologie et médecin hospitalier  et de Françoise. Noguès, médecin à la CPAM, oublie scrupuleusement de préciser que durant son brillant cursus secondaire de la sixième à la première au lycée La Providence à Amiens  ce dernier était un établissement catholique privé sous la responsabilité des Jésuites et donc sous influence de leur doctrine ou du moins de leur technique rhétorique.

 

Son parcours ; Après de brillantes études ou il obtient d’abord un DEA de philosophie consacré à « Hegel et le droit »  à Paris X-Nanterre, il échoue au concours d’entrée de Normale Supérieur mais est admis à Sciences Politiques de Paris voie diplomatique puis à l’ENA  promotion Léopold  Sédar Senghor en 2004, tout comme Gaspard  Gantzer  conseiller communication de François Hollande, et Mathias Vicherat, directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

Il collabore à la revue » Esprit »  au comité de rédaction, revue intellectuelle française fondée en 1932 par Emmanuel Mounier à la recherche d’une troisième voie humaniste entre capitalisme libéral et marxisme. Après guerre, cette revue  essaie de faire naître une « nouvelle gauche » en vain et s’affirme comme carrefour intellectuel ou les philosophes Paul Ricœur et Levinas y écrivirent régulièrement.

C’est à cette occasion qu’il a l’opportunité de travailler à mi temps 3 ans comme archiviste de Paul Ricœur.

Son environnement familial, ses penchants amicaux, philosophiques l’orientent vers la sensibilité politique de gauche.

Sa carrière débute comme Inspecteur des finances de 2004 à 2007  ou il remplit des missions sur la  « fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle » et « la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l’équité intergénérationnelle » puis comme chargé de Mission auprès du chef de service à l’Inspection ggénérale des finances (2007-2008) . : En août 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française  la commission Attali et ses préconisations confiées au Président Sarkozy. En mars 2010, il sera nommé par décret membre de cette commission.

Il est repéré par l’Enarque Jean-Pierre Jouyet Ministre des Affaires européennes de N. Sarkhozy reconverti comme Secrétaire général de l’Elyséee de François Hollande.E .Macron démissionne du service public et part sur les conseils du Strauss-kahnien Serge Weinbergr dans le privé, grâce au soutien de Jacques Attali qui le recommande à François Henrot  bras droit de David de Rothschild dans la banque du même nom.

Ses engagements politiques :   Militant pendant près de deux ans au sein du  Mouvement des citoyens (MDC)  initié par JP Chevènement et Max Gallo et fondé après la guerre du Golfe en réaction à l’engagement du PS ; En 1998, il effectue son stage de Sciences po à la Mairie de Paris, auprès de Georges Sarre. La fréquentation de Paul Ricœur le rapproche intellectuellement de la gauche incarnée par Michel Rocard, devenu un ami. 

Il adhère au PS en 2006 et fait connaissance de Hollande. En 2007, il refuse de travailler pour Nicolas Sarkozy et  Strauss-Kahn. Déterminé à faire de la politique à gauche il parie sur la victoire de Hollande dès la fin de 2008. 

 Il collabore également avec la fondation Jean-Jaurès à partir de 2006.Officine émanant du PS fondée par P. Mauroy et H Nallet qui dès  mai 2016  envisage  l’idée d’un revenu universel de base de 750 euros /mois ! Lors de l’élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, qui appelle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou .

Il anime un réseau  d’experts économiques « le groupe de la Rotonde », composé des économistes Philippe AghionGilbert Cette et Élie Cohen, et qui rapporte au candidat Hollande leurs propositions.

Au Gouvernement :  En Mai 2012 il  réintègre la fonction publique et devient secrétaire général adjoint de l’Élysée avec Nicolas Revel (Fils de l’académicien Jean-François Revel ) Il seconde le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas. Il est notamment l’un des artisans du CICE  (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi ) et du pacte de responsabilité et de solidarité en total désaccord avec son binôme N. Revel plus socialisant et démissionne.

En juin 2014, il annonce qu’il quitte le cabinet de François Hollande officiellement pour mener des projets personnels dans les domaines de l’enseignement et de la recherche, déçu des réformes timides et de son manque de promotion.  Il décroche grâce à Alain Minc un poste universitaire à l’université de Berlin au début de l’été 2014 ainsi qu’un poste de Maitre de conférences à la London School of Economics .

Il n’a pas le temps d’enseigner car 2 mois après le 26 août 2014, il est nommé ministre de l’Économiede l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg .

Macron démissionne du gouvernement le Mardi 30 Aout 2016 pour se consacrer à son mouvement politique « en marche »
C’est Michel Sapin, jusqu’ici uniquement ministre des finances, qui lui succède, obtenant les clés d’un grand ministère de l’économie et des finances à Bercy.
La même année il démissionne de l’inspection des finances en remboursant à l’Etat le solde du comme élève de l’ENA  d’une somme de 54 000 euros.

L’enseignement des Jésuites et la fréquentation de Paul Ricœur participent ils  à sa rhétorique de  l’art de la conciliation des contraires ?

Rappelons quelques caractéristiques de la technique Jésuite : La casuistique du langage aux ramifications inscrites chez Socrate, les Stoïciens, le confucianisme, le judaïsme talmudique, voir certains courants juridiques de l’islam, vient du mot  latin  casus  qui  signifie :  « un  événement ou  cas  particulier » .Elle est   une  forme  d’ argumentation  utilisée  en  théologie  morale, en   droit qui a pour objet de résoudre subtilement les cas de consciences  par  une  discussion  établissant une séparation ,une distinction entre ;

  • D’une part des  principes généraux  (les règles, lois)  et cas similaires de jurisprudence, renvoyant si il y a égarement ou désobéissance à la règle à l’idée de pêché ou faute personnelle dont il faut rendre compte voir demander pardon.
  • De   l’autre la  considération  des   particularités  du  cas  réel étudié qui peut s’avérer comme une erreur grave mais commise en toute bonne foi sans engagement (volonté) de la pleine conscience et qu’il faut corriger .

La faute opposée à l’erreur perçue comme défaut de clairvoyance et non d’un déficit d’éthique.

Cela ne rappelle  t il pas les argumentations employés par Monsieur Fillon pour le moins adepte de la casuistique !
De cette confrontation doit jaillir l’action juste à mener .Rhétorique combattue en son temps par Pascal puis les Jansénistes.

Dans   l’usage   moderne,  le   terme  casuistique  est employé péjorativement   pour  qualifier   un mode                           d’  argumentation   jugé  spécieux, complaisant, sophistique  qui excuse tout au nom de la liberté individuelle  pouvant être considérée par l’opinion comme un manque dhonnêteté.

Cela ne rappelle t il pas la rhétorique du parti socialiste et certains hommes de gauche dans le paradoxe d’une laïcité exacerbée et d’une complaisance avec l’Islam en France ?  En plaçant  la vie en société sous le seul éclairage du multiculturalisme et des droits de l’homme et d’une tradition française de terre d’accueil ces hommes en arrivent à excuser  toute dérive d’un de ces maillons  allant jusqu’à condamner toute tentative de jugement de ces excès !

Emmanuel Macron ne s’accommode t il pas de cette rhétorique jésuitique du conflit s’appuyant sur la séparation et non l’opposition ?

Monsieur  Macron évite toute formulation antagoniste comme austérité / relance, laxisme/ autorité, assistanat / prestations sans fin, droite/ gauche, libéral /social, valeurs républicaines et islam …                                                             On peut dire que la casuistique est une méthode employée par  la plupart des hommes politiques et non exclusivement par Monsieur Macron.

Qu’en est-il de l’Influence de P.  Ricœur ?

Il n’est pas dans notre propos de disséquer la pensée complexe de Paul Ricœur mais d’en extirper les grandes notions dans sa pensée politique et éthique ayant pu influencer E. Macron qui fut pendant 3 ans un de ces collaborateurs.

Ricœur est en quête  tout au long de sa pensée d’un «  juste milieu » qui se révèle à la faveur d’une mise en tension des thèses extrêmes. Il réinterprète autant les thèses de Platon, d’Aristote Rousseau et Husserl, Heidegger que la Bible en se focalisant sur «  l’agir humain » en collaboration avec les nouvelles scènes sociales, anthropologiques psychanalytique …Ces prises de position entrent inévitablement en conflit et c’est précisément ce conflit qui donne à penser. Leur Résolution ne pouvant se faire que vers un milieu –tiers une position de pensée transcendantes en dehors ou au dessus des pensées opposées, milieu proposé comme espace éthique et politique, sans compromis…

Incontestablement d’essence aristotélicienne et Kantienne ce juste milieu ou tiers point transcendant se nourrit de règles dont la Justice au sens ajustement équitable et d’autre part le but à atteindre au moyen d’une volonté bonne ; le respect.

Ricœur sait que le pouvoir sert à la fois le bien commun mais aussi le bafoue, pouvoir procédant du consentement du peuple et le contrariant. Cette double antinomie peut se traduire par l’opposition entre le pouvoir (ligne verticale) et le vivre-ensemble (ligne horizontale). P.Ricoeur s’oppose aussi bien au trop d’État qu’aux revendications communautaires.

Il y aurait chez Emmanuel Macron cette pensée à la foi Jésuite qui vise à juger d’une situation conflictuelle à partir d’une détermination de la règle (loi) mais aussi du cas particulier et Ricoeurienne de l’agir dans ce juste milieu ; une sagesse pratique « la phronesis ».

Cet Homme qui se définit  » de la troisième voie » de droite et de gauche, libéral et de gauche, rappelle sa proximité et affinité avec Michel Rocard .Dans son livre « la révolution » et ses meetings  il esquisse dans un plan sur dix ans la transformation politique de la France, il voit notre Pays comme celui qui tire son énergie à la fois des Entreprises et de son tissu associatif avec des pouvoirs publics respectant leurs différences en mesure de corriger  injustices et inégalités. L’inverse d’un État jacobin qui régente de manière uniforme au nom d’une égalité que E. Macron  juge de façade et compromise par les corporatismes, rentes de situation et autres sources d’inertie. Un Etat qui veut protéger, comme il le résume dans une approche rappelant la flexi sécurité à la danoise, « non pas les emplois mais les salariés » un Etat qui ne veut pas sauver une usine coûte que coûte mais veut l’aider à se transformer.

Adepte de la décentralisation il veut stimuler le dialogue social, introduire de la mixité par une construction massive de logements, remanier la carte scolaire, refonder  la police de proximité. À l’État d’en donner le cap, fixer les principes, conduire le débat, évaluer les politiques et corriger les erreurs !

Il annonce  vouloir «refonder la sécurité sociale  « protection à laquelle chacun a droit et ne peut plus « être assise sur le travail » et doit désormais se fonder sur l’individu. E Macron veut  redonner « du pouvoir à l’État».C’est ainsi qu’il préconise une augmentation de la CSG ayant une base plus élargie d’imposition que les revenus du travail, augmentation chiffrée à 2.5% ; Sa position variable vis-à-vis de l’ISF consisterait à en exclure les revenus mobiliers (PEA, Actions, Assurance vie).

Ricoeurien il rejette les formules opposant «  l’austérité et relance, l’autorité et laxisme,  l’assistanat et  prestations sans fin ».

Concernant l’Islam  Emmanuel Macron contrairement à F. Hollande ne considère pas  l’islam en soi comme un problème mais «certains comportements placés sous le signe du religieux, quand ils sont imposés à la personne qui les pratique». Pour lui « si la liberté de conscience est totale, l’intransigeance quant au respect des lois de la République doit être absolue». Il y a « des choses qui ne sont pas négociables».

Communautariste vigilant il veut «Faire que les Français de culture musulmane soit plus fiers d’être Français que d’être musulmans.»

Les problèmes d’immigration sont peu développés.

Emmanuel  Macron contourne  les sujets controversés de société, comme la fin de vie ou l’homoparentalité, la GPA, PMA, prônant  une « société du choix »le positionnant comme libertaire.

Sur la politique extérieure il prône une poursuite de la politique française et ne se prononce pas encore sur le positionnement de la France vis-à-vis de Trump ou Poutine !

Accents gaullistes par la souveraineté, de gauche par la politique sociale et Delorien pour une Europe forte, E.Macron reste donc un homme de gauche quand à l’approche sociale et sociétale et de droite quand à l’approche entreprenariale.

Réconcilier une France divisée voilà le projet théorique et d’inspiration Ricoeurienne du candidat E. Macron vendu par les médias comme le futur Président de la République.

Sa sagesse toute Ricoeurienne se révèle par l’absence d’un programme chiffré qui restera relativement  flou jusqu’à l’élection Présidentielle et qui procède de cette prudence face aux oppositions et paradoxes des Français de façon à ne pas provoquer d’emblée des fracas d’opinion…De plus en financier averti il connait le retournement de la conjoncture économique mondiale qui n’ouvre pas des perspectives réjouissantes à la France (taux d’intérêts d’emprunt à la hausse, pétrole et gaz à la hausse, charges migratoires croissantes , inconnues des politiques de Tromp et Poutine, faiblesse de l’Euro, Europe molle aux intérêts divergents…) et les  échecs de son prédécesseur sur les chiffrages du chômage entre autre…

Mais le noyau dur de la campagne n’est « pas en marche » et le candidat aura beaucoup de mal à répondre aux interrogations suivantes :

Le financement outre manche et national des entrepreneurs pour sa campagne ? Le socle politique pour les législatives ? Le risque de voir nombre de Députés Socialistes sortants re validés aux législatives ! L’adhésion de nombreux ténors socialistes !  Les flous sur les propositions toutes théoriques ,légitimes pour un philosophe, inconcevables  pour un politique, Platon n’en a-t-il pas fait les frais en Sicile à Syracuse quand il a jugé qu’il est impossible » au philosophe d’être roi ».

La nature humaine ne penche pas vers la théorie « du juste milieu » ne serait ce que par souci d’affirmation de son identité. L’homme moderne individu s’accommode plus d’une opposition que d’une distinction. C’est en substance pourquoi en politique le parti du Centre n’a jamais été un véritable parti et qu’il à ce jour été phagocyté tantôt à droite (UDI) tantôt à gauche (Modem).

Le pari d’E.Macron est de s’inscrire dans une dialectique conciliatrice du « et de droite et de gauche » se distinguant subtilement des partis traditionnels du Centre « ni de droite ni de gauche » pour à terme les faire oublier  et réinventer « la troisième voie ». Si nous comprenons mieux peut être le fond de pensée de Mr Macron celui-ci  par son entourage, ses amitiés, ses réseaux de gauche ,ses fréquentations financières ,ne penche t il pas plus à gauche qu’à droite rendant obsolète sa » théorie de la troisième voie » ?

Est-il un leurre ? Un appendice du socialisme ?Est il un hologramme de Hollande ? Est il un pur produit des médias ? Ses potentiels électeurs représentent les jeunes diplômés, les élites, les entrepreneurs, les financiers mais il ne touche pas encore les couches populaires. Il  n’habite pas encore l’habit présidentiel et n’incarne pas l’autorité.

L’absence déstabilisatrice  à ce jour d’un représentant de la droite française risque de perturber les  électeurs  qui par frustration ne manqueront pas de grossir soit ses rangs ou ceux  de Marine Le Pen.

Confucius

B.C.

 

 

Déc 052014
 

Entendons-nous sur le sens à donner à notre dite Démocratie. Le nom de ce régime politique est issu du grec ancien δημοκρατία ou dēmokratía, « souveraineté du peuple », attelage du  δῆμος = dêmos, « peuple » et κράτος = krátos, « pouvoir », concept transformé  a la Révolution  en « souveraineté  du peuple » (Rousseau) avec un glissement sémantique vers « souveraineté populaire » au milieu du XXème.

La République contemporaine  tend à substituer le vocable populaire par citoyenneté.

Le parti Socialiste a conservé  dans son vocabulaire la nostalgie du concept de Rousseau, la notion de peuple pour se définir « comme le peuple de gauche » censé incarner à lui seul les valeurs de la République, les valeurs humanistes absolues de Robespierre  puis Jaurès !

Usurpation des dites  valeurs Républicaines qui sont  issues des caractéristiques du peuple français, mélange d’une construction historique et d’un inconscient collectif.

Les « je fais partie du peuple de gauche » « Nous n’avons pas les mêmes valeurs » sont à eux seuls porteurs d’arrogance, d’exclusion, de discrimination, de séparation  rejetant paradoxalement l’Unité républicaine.

Formule qui oublie que les valeurs d’humanisme  se sont construites dans l’histoire avec le rejet de l’absolutisme royal, l’apparition du concept de Liberté ,les prémisses de la  construction démocratique qui furent celles de la pensée libérale, développée en Angleterre  par Hobbes (1588-1679),auteur du premier contrat social,  John Locke (1632- 1704) du 2eme contrat social  puis en France avec une science politique française issue de Montesquieu et de la répartition des pouvoirs bien avant celles d’un  Rousseau (1712 – 1778) utopiste auteur  du 3ème contrat social d’essence démocrate.

Evolution libérale  qui débouchera sur la révolution industrielle à la fin du 18ème d’où vont naitre par les excès d’un libéralisme outrancier  les théories étatiques  qui ne verront le jour qu’après un essoufflement de ce  libéralisme économique du XIXème  pour  aboutir  à la révolution bolchévique  en dépit des développement d’une pensée libérale tempérée  de Benjamin Constant, de Tocqueville étonnements d’actualité …

C’est faire fi que le vocable « liberté » se situe au fronton de la République devant « l’égalité » transformée récemment  en égalitarisme par « le peuple de gauche » abandonnant la Fraternité aux connotations  certainement trop religieuses  et  qui n’a pas osé la  transformé en « camaraderie »!

Cette insupportable et  hautaine expression « du peuple de gauche « est surtout usitée par les hommes  politiques, certains, journalistes  et fonctionnaires  d’une gauche nostalgique, d’une France ouvrière que la plupart ont peu ou pas connue et qui serait porteuse des valeurs de solidarité, de souffrance, jusqu’à la propagande falsifiée  «du  peuple libérateur du joug nazi » en 1945 ! Les valeurs du parti communiste des années 50 furent plus authentiquement républicaines que celles d’un parti socialiste déjà dévoyé dans les stupres d’une bourgeoisie qu’elle n’a cessé de galvauder… Observons  l’origine socio professionnelle  dominante des représentants du peuple à l’Assemblée Nationale et au Sénat !

Expression qui est revendiquée  tout autant  par les intellectuels dits de gauche qui ont sévi  jusque dans les années 2000  avec  sa cohorte de bobos, de sportifs, d’acteurs  plus ou moins ignares de la science politique  influencés par une propagande leur permettant de se payer une bonne conscience à peu de frais ! Car ce n’est que très rarement que nous rencontrons ce « peuple de gauche »  hormis les actions politiques militantes sur le terrain des misères  sociales, dans les SAMU sociaux fondés par un Gaulliste en 1993  le Docteur X. Emmanuelli acteurs majeurs de la lutte contre  l’exclusion,   ou dans les ONG sur tous les terrains du monde !

Il est temps de s’extirper de ces modélisations et postures  idéologiques  inondant les médias avec leurs litanies sur la Justice sociale excluant de ce champs la principale injustice  celle du statut de la fonction publique par rapport au privé  et  relevant plus de l’éloignement du peuple ou de la méconnaissance d’une catégorie sociale ouvrière  en voie de disparition.

Le « peuple de gauche » existerait  en tant qu’identité culturelle, partageant des valeurs communes ! Une sorte de communautarisme républicain dépositaire d’ «utopies » collectivistes  se fracassant sur les réalités économiques.

 Alors quelles valeurs  lui  reste-t-il ? Les fameuses transformations sociétales avec son lot de solidarités saupoudrées de subventions tous azimuts ou trappes à inactivité irréversibles (RSA) souvent contre productives, de préservations d’avantages du statut public, de déstructurations de valeurs familiales et d’obnubilations égalisatrices ? Les unes sous influence de lobbys et associations militantes  aux représentations  nationales minoritaires, les autres soumises aux dogmes d’un relativisme déstructurant n’attribuant aucune objectivité aux représentations, aux valeurs, aux normes de la société dite « libérale (remplaçant sémantiquement  la bourgeoise)  » qui ne seraient qu’illusions et perversions ! (réformes de l’Education Nationale)

« Le peuple de gauche » demeure  sur le terrain  économique encore l’héritier d’une tradition  de la rhétorique de la lutte des classes, d’un anti capitalisme obsessionnel  adversaire de toute forme de profit mais dont il est un des principaux bénéficiaires, d’un étatisme tout puissant, du début du 20ème siècle.

« Un peuple de gauche » porteur d’un ADN (propos du 4/12 /2014) sécréteur de Lois de gauche produites par des représentants du « peuple » issus à 60% de la fonction publique ou des instances du parti Socialiste ,secteurs non producteurs de richesse du pays ,représentants  n’ayant jamais été confronté «  au vrai travail du peuple » mais dont ils imaginent une conception du bonheur sociétal axé sur la lutte du capitalisme et de la finance, ces instruments mêmes qu’ils utilisent pour financer la dette qu’ils contribuent à creuser .

Gouvernants de gauche plus préoccupés à démobiliser les forces vives du Pays par la production d’une profusion de Lois dites protectrices des travailleurs comme la Loi sur la pénibilité ou autres Lois contre le burn- out qu’une véritable mobilisation sur la valeur travail en voie de disparition.

« Peuple de gauche » plus préoccupé d’un individualisme forcené par le compte permanent de ses  RTT  et parfaitement indifférent au sort de 2 millions de RSA éloignés définitivement de la récupération d’une dignité par le travail mais assistés pécuniairement et misérablement comme une bonne conscience vite évacuée lors des débats.  

Les leçons d’une solidarité  Républicaine « du peuple de gauche » basées  sur le prélèvement  du bien commun par l’emprunt (la dette) permanent sur les marchés financiers tant décriés, payable par une minorité de citoyens ne  sont-ils pas  de l’ordre du « charity business » profitable en termes de voix électorales  forme de « conflits d’intérêt » au détriment de la prise de conscience Nationale de l’intérêt général, de l’efficacité ?  

« Peuple de gauche » si généreux dans sa conception de la Justice pénale qu’il en conclue que la prison est criminogène et porteuse des dérégulations violentes de la Société.    

« Peuple de gauche » plus compatissant pour l’agresseur que l’agressé au nom d’une rédemption naïve  paradoxalement calquée sur les valeurs du Christianisme qu’il vomit jusqu’à interdire les crèches de Noel dans certains lieux  publics !  Société qui devient encore  plus violente que du temps de la Présidence précédente avec ses actes d’anti racisme croissants  aux motivations perverses non d’ordre confessionnelles  mais aux connotations d’un pré supposé « peuple de riches » ! «  Peuple de gauche « n’en portez-vous aucune responsabilité ?

Faut-il enfin  relever la prétendue « moralité exemplaire » de ce «  peuple de gauche » au travers  des anaphores de son principal représentant  « Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts « !

Peuple de gauche arrêtez de juger les quelques maigres réformes économiques prônées par l’un des vôtres comme « projet libéral » dans un pays ou 57% de la richesse du pays produite par quelques-uns est absorbée par les dépenses publiques ! Révisez votre vocabulaire de science politique !

Alors le « peuple de gauche » est-il  celui que d’aucuns quêtent « désespérément » et parfois depuis de nombreuses années ? N’est-il pas temps  que cet esprit clanique prenne enfin à bras le corps sans pudeur mal placée les problématiques liées à la Nation dans sa globalité  et se penche sur l’identité française en proie aux plus grands doutes quant au développement s communautariste au risque de légitimer les solutions du Front National ? Ce peuple de gauche n’en n’est-il  réduit à ne produire que des incantations et beaux discours démagogiques en déphasage avec une écoute sociétale de plus en plus autiste à toute rhétorique et gesticulations  des politiques ?

Non Messieurs les censeurs et autres moralistes il n’y a pas plus de peuple de gauche que du Centre ou de droite dans notre République « une et indivisible » doit on vous rappeler. La dignité d’un citoyen ne se mesure pas à sa dialectique politique ou compatissante, elle se mesure « aux actes et engagements individuels » dont les vertus  se répercutent sur le collectif  pour l’intérêt d’une majorité.

Rassurez-vous peuple de gauche les représentants politiques de la droite républicaine n’ont fait que cautionner  vos folles idéologies dites humanistes par une absence notoire de courage.

Il reste en France  quelques sociaux-démocrates  lucides en phase avec le  XXIème avec qui le dialogue et l’entente avec de dignes représentants du Centre et de droite  s’imposeront  pour engager une France enfin  réconciliée et efficace dans  l’intérêt  de tous autour d’un pôle républicain apaisé pour rétablir l’autorité étatique bafouée.

Confucius