Breve analyse du premier tour de l’élection présidentielle

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Avr 242017
 

Au lendemain des résultats d’un premier tour des élections présidentielles sans surprise et de prévision d’un second tour presque joué pour une victoire du candidat Macron ,que peut on analyser puis espérer pour que la France et les Français se réconcilient autour d’un projet le moins diviseur ?

Analyse sommaire sur  les 2 grands partis Républicains :

Les médias distillent à souhait que le bipartisme droite /gauche est en voie de disparition en France appelant en filigrane à un changement constitutionnel.

Comment expliquer alors  le succès populaire des primaires du PS et LR, louées encore par cette même presse il y a 3 mois !

L’apparente disparition du clivage droite/ gauche plébiscitée par les électeurs n’est  due qu’à 4 raisons circonstancielles ;

  • Le forfait du Président Hollande à l’élection Présidentielle, impopulaire par un bilan global médiocre du quinquennat  et sa responsabilité (volontaire ou pas ?) de la scission du PS par  la trahison de ses promesses et ses propos de campagne 1012.
  • L’orchestration que l’on veuille ou pas des « révélations » du candidat Fillon sur des pratiques jugées « choquantes » livrées en pâture à l’opinion publique éliminant toute chance de qualification du candidat élu par la droite même avec un programme peu réaliste. Le report des « voix déçues de la droite » dès lors se sont réparties sur le candidat Macron, Dupont Aignan (4.75% !) voire Marine Le Pen…
  • La perturbation des électeurs de gauche du PS face à ses divergences idéologiques que Monsieur Hollande a maintenu artificiellement pendant 10 ans en tant que secrétaire général. Les instances du PS poursuivant l’ambigüité en ne soutenant pas clairement son candidat au premier tour de la présidentielle .
  • Face aux échecs économiques successifs des gouvernants de droite et de gauche ,face à la revendication d’un communautarisme et égalitarisme de gauche insupportable aux yeux de nombreux citoyens, la montée de cette amertume de citoyens se sentant exclus s’est coagulé au sein du parti de Marine Le Pen au delà de tout clivage traditionnel ,toute couche sociétale confondue (ouvriers, employés, artisans professions libérales,…)
  • L’émergence du phénomène Macron n’étant que la résultante des 3 analyses précédentes. Car enfin cet engouement pour un homme inconnu il y a encore 3 ans jamais élu, ayant appartenu au gouvernement le plus impopulaire de ces 40 dernières années qui se trouve projeté comme futur probable Président de la République avec un programme flou, une augmentation de 21 milliard de taxes supplémentaires comme préliminaire sans qu’aucun commentateur ne le souligne, avec une future majorité parlementaire des plus aléatoire …CHAPEAU L’ARTISTE.

Ce futur Président certes applique la théorie philosophique de la mise en tension des opposés ricoeurienne mais une théorie n’est pas la pratique. Et l’on observera rapidement les choix idéologiques faites par ce Président entouré de toute part de hauts fonctionnaires issus des rangs de la gauche et ancrés au postes clés de décision (Gracques)  , des Députés PS ralliés au mouvement « en marche » tout en conservant le macaron du parti et bien décidés à influencer le Président des stigmates de l’idéologie de gauche (égalitarisme, multiculturalisme,…)

 

Les différences fondamentales entre la gauche et la droite subsisteront  car issues historiquement de 2 conceptions radicalement différentes de la position et du rôle de l’individu dans la société et ne tarderont pas à apparaître dans les décisions du futur Président qui dans un panachage de recettes économiques de droite et sociétales de gauche risque de ne satisfaire  que quelques uns.

Ces différences d’appréciations politiques du rôle de l’homme au sein de la société et du citoyen dans notre République sont non seulement respectables mais indispensables pour faire vivre une Démocratie saine.L’abolition ou leur gommage sont artificiels et aboutiront à la « pensée unique ».

On peut affirmer que philosophiquement  le concept de l’impermanence des choses très bouddhique et héraclitéen n’aura  jamais autant appartenu au domaine du réel à moins que cela ne soit que chimères platoniciennes !

Les jeux de l’élection Présidentielle sont faits .Tout positionnement tardif envers le candidat Macron n’est que de l’ordre du « dépit ou réflexe Républicain» ou de « l’opportunisme ».

Souhaitons malgré toutes nos interrogations que ce futur Président jeune et dynamique puisse acquérir l’étoffe d’un chef d’Etat, guérir la France de ces idéologies pesantes  et transporter  les Français dans leur majorité vers un  destin dont ils se sentiront  acteurs et fiers dans un monde de plus en plus compliqué et incertain.

Confucius

 

 

21 milliards d’impôts supplémentaires avec E.Macron ! la presse se tait…

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Avr 222017
 

Le Directeur du programme économique du candidat E.Macron Monsieur Jean Pisani-Ferry avoue que l’augmentation de la CSG pesant sur les seniors rapportera 21 milliards €.

Si la CSG n’est pas un impôt mais une taxe ( !) l’addition sera salée pour les retraités.

Jean Pisani-Ferry, directeur de programme d’Emmanuel Macron était jeudi l’invité de l’émission Ecorama «spéciale présidentielle»  EXTRAIT du   journal l’opinion du Vendredi 21 Avril

«Il faudra faire 75milliards d’euros de dépenses en moins »

Verbatim Jean Pisani-Ferry reconnaît que 15 milliards d’euros de dépenses supplémentaires ont été annoncés par Emmanuel  Macron depuis la présentation de son programme économique, début mars. Et qu’il faudra donc trouver 15 milliards supplémentaires pour arriver au quantum d’économies de 60 milliards d’euros en fin de quinquennat. Côté fiscalité, il convient qu’un effort sera demandé aux retraités en début de quinquennat pour financer la baisse de cotisations salariales des actifs.

Raphaël Legendre

«Rien n’est joué. » A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, Jean Pisani-Ferry, qui était jeudi l’invité de l’émission Ecorama « spéciale présidentielle » de Boursorama, en partenariat avec l’Opinion, est resté très prudent sur les chances d’Emmanuel Macron de se retrouver au deuxième tour. «Vu les marges d’erreur, il n’y a pas de favori à ce stade. Tout reste très ouvert », a déclaré le directeur du programme d’En Marche !

 Un effort des retraités. Sur le plan économique, l’ancien patron de France Stratégie a rappelé la volonté du candidat de réduire la dépense publique. L’architecte du programme d’En Marche ! promet « une manière de gérer la dépense publique très différente ». « Il ne s’agit pas de faire des économies de rabots mais des économies beaucoup plus structurelles », a t-il indiqué. Pourtant, depuis la présentation de son programme économique début mars, Emmanuel  Macron a annoncé 15 milliards de dépenses supplémentaires. Une somme importante, confirmée par Jean Pisani-Ferry, mais qui sera compensée par 15 milliards d’économies supplémentaires. « Il faudra faire 75 milliards de dépenses en moins » pour arriver au quantum de 60milliards d’économies en fin de quinquennat.

Sur la fiscalité, un effort sera demandé aux retraités. Ce sont eux qui supporteront l’augmentation de 1,7% de la CSG (21milliards d’euros de recettes supplémentaires) pour financer une baisse équivalente des cotisations salariales, qui bénéficiera aux actifs.

« Il y aura des perdants », a reconnu Jean Pisani-Ferry. 60% des retraités qui ont les revenus les plus confortables vont subir la hausse de la CSG, alors qu’ils ne payaient pas de cotisations sociales. C’est un effort que nous demandons aux seniors car la France est un pays où le niveau de vie relatif des retraités par rapport aux actifs s’est beaucoup amélioré. » La hausse de la CSG sera effective dès 2018. Par contre, le dégrèvement de la taxe d’habitation promise pour 80% des foyers (10 milliards d’euros) sera étalé en trois tranches.

Pour les retraités, les impôts commenceront par augmenter avec la CSG, avant de baisser plus tard avec la taxe d’habitation. « On aura un effet de ciseaux entre les deux, effectivement », a reconnu le directeur de programme d’En Marche ! Pour les entreprises, Jean Pisani-Ferry a indiqué que la transformation du CICE en baisse de charges n’entraînerait aucune augmentation de l’impôt sur les sociétés. « Nous recyclerons intégralement l’augmentation de l’IS en baisses de charges supplémentaires, au niveau du smic », a-t-il promis. Ces mesures seront votées dans la prochaine loi de finances. En matière de fiscalité, rien ne changera avant 2018. Le candidat ne propose aucun collectif budgétaire à l’été. «Les réformes du marché du travail et de moralisation de la vie politique démarreront dès l’été. Mais cette idée que l’on fait tout en 100 jours est absurde. Il y a des choses que l’on peut faire rapidement, d’autres qui prennent du temps à préparer ». Jean Pisani Ferry compte-t-il aider à cette préparation, peut- être en tant que membre du gouvernement ? « Chacun son métier. Moi, je suis enseignant », répond humblement le fils d’Edgard Pisani, ministre de l’Agriculture du général de Gaulle.

Pour lui, « le bail se termine le 7 mai ».

EXTRAIT du   journal l’opinion du Vendredi 21 Avril et Samedi 22 Avril