Avr 222017
 

Le Directeur du programme économique du candidat E.Macron Monsieur Jean Pisani-Ferry avoue que l’augmentation de la CSG pesant sur les seniors rapportera 21 milliards €.

Si la CSG n’est pas un impôt mais une taxe ( !) l’addition sera salée pour les retraités.

Jean Pisani-Ferry, directeur de programme d’Emmanuel Macron était jeudi l’invité de l’émission Ecorama «spéciale présidentielle»  EXTRAIT du   journal l’opinion du Vendredi 21 Avril

«Il faudra faire 75milliards d’euros de dépenses en moins »

Verbatim Jean Pisani-Ferry reconnaît que 15 milliards d’euros de dépenses supplémentaires ont été annoncés par Emmanuel  Macron depuis la présentation de son programme économique, début mars. Et qu’il faudra donc trouver 15 milliards supplémentaires pour arriver au quantum d’économies de 60 milliards d’euros en fin de quinquennat. Côté fiscalité, il convient qu’un effort sera demandé aux retraités en début de quinquennat pour financer la baisse de cotisations salariales des actifs.

Raphaël Legendre

«Rien n’est joué. » A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, Jean Pisani-Ferry, qui était jeudi l’invité de l’émission Ecorama « spéciale présidentielle » de Boursorama, en partenariat avec l’Opinion, est resté très prudent sur les chances d’Emmanuel Macron de se retrouver au deuxième tour. «Vu les marges d’erreur, il n’y a pas de favori à ce stade. Tout reste très ouvert », a déclaré le directeur du programme d’En Marche !

 Un effort des retraités. Sur le plan économique, l’ancien patron de France Stratégie a rappelé la volonté du candidat de réduire la dépense publique. L’architecte du programme d’En Marche ! promet « une manière de gérer la dépense publique très différente ». « Il ne s’agit pas de faire des économies de rabots mais des économies beaucoup plus structurelles », a t-il indiqué. Pourtant, depuis la présentation de son programme économique début mars, Emmanuel  Macron a annoncé 15 milliards de dépenses supplémentaires. Une somme importante, confirmée par Jean Pisani-Ferry, mais qui sera compensée par 15 milliards d’économies supplémentaires. « Il faudra faire 75 milliards de dépenses en moins » pour arriver au quantum de 60milliards d’économies en fin de quinquennat.

Sur la fiscalité, un effort sera demandé aux retraités. Ce sont eux qui supporteront l’augmentation de 1,7% de la CSG (21milliards d’euros de recettes supplémentaires) pour financer une baisse équivalente des cotisations salariales, qui bénéficiera aux actifs.

« Il y aura des perdants », a reconnu Jean Pisani-Ferry. 60% des retraités qui ont les revenus les plus confortables vont subir la hausse de la CSG, alors qu’ils ne payaient pas de cotisations sociales. C’est un effort que nous demandons aux seniors car la France est un pays où le niveau de vie relatif des retraités par rapport aux actifs s’est beaucoup amélioré. » La hausse de la CSG sera effective dès 2018. Par contre, le dégrèvement de la taxe d’habitation promise pour 80% des foyers (10 milliards d’euros) sera étalé en trois tranches.

Pour les retraités, les impôts commenceront par augmenter avec la CSG, avant de baisser plus tard avec la taxe d’habitation. « On aura un effet de ciseaux entre les deux, effectivement », a reconnu le directeur de programme d’En Marche ! Pour les entreprises, Jean Pisani-Ferry a indiqué que la transformation du CICE en baisse de charges n’entraînerait aucune augmentation de l’impôt sur les sociétés. « Nous recyclerons intégralement l’augmentation de l’IS en baisses de charges supplémentaires, au niveau du smic », a-t-il promis. Ces mesures seront votées dans la prochaine loi de finances. En matière de fiscalité, rien ne changera avant 2018. Le candidat ne propose aucun collectif budgétaire à l’été. «Les réformes du marché du travail et de moralisation de la vie politique démarreront dès l’été. Mais cette idée que l’on fait tout en 100 jours est absurde. Il y a des choses que l’on peut faire rapidement, d’autres qui prennent du temps à préparer ». Jean Pisani Ferry compte-t-il aider à cette préparation, peut- être en tant que membre du gouvernement ? « Chacun son métier. Moi, je suis enseignant », répond humblement le fils d’Edgard Pisani, ministre de l’Agriculture du général de Gaulle.

Pour lui, « le bail se termine le 7 mai ».

EXTRAIT du   journal l’opinion du Vendredi 21 Avril et Samedi 22 Avril